Posts Tagged “Éloge de femmes mûres”

Éloge des femmes mûres est un roman de l’auteur Hongro-Canadien Stephen Vizinczey écris en 1965 et publié en France en 2001. Le roman à été plutôt encensé par la critique à sa sortie, je suis pour ma part moins enjoué.

eloge_des_femmes_muresAvant de donner mon avis, je vais quand même expliquer un minimum de quoi traite le bouquin. Le narrateur, Andras Vajda, professeur d’université d’origine Hongroise conte ses souvenirs de jeunesse par sa découverte des femmes (avant et pendant la seconde guerre mondiale) et sa découverte de la sexualité dans une Hongrie post-seconde guerre mondiale. Sexualité qu’il va découvrir auprès de femmes souvent plus âgées que lui, comme l’indique le titre.

La prose est sobre et plutôt élégante, le texte est bien construit, fluide et facile à lire. Le tout est bien documenté dans les faits historiques, notamment un chapitre dédié à l’histoire de la Hongrie dont le narrateur est originaire (tout comme l’auteur). Andras passe de conquêtes en conquêtes féminines et décris ses relations qu’elles soient sentimentales ou sexuelles dans des passages alternant romance et érotisme et ce toujours avec une grande simplicité. La sexualité y est abordée sans tabou, de manière sobre et aucunement provocante. Si d’aucun décrivent ce livre comme une roman érotique, je leur répondrait « Non, c’est une œuvre littéraire tout ce qu’il y a de plus respectable traitant des relations homme / femme d’une manière réaliste. Merde quoi ! », après tout les passages érotiques sont vraiment minoritaires face au reste du récit, on est très loin du roman érotique bas de gamme tel que l’on peu se l’imaginer.

Avec tout ça, on peu se dire que c’est un bon roman. Je n’irais pas dire le contraire, j’ai apprécié la lecture mais certaines choses m’ont chagriné. Notamment le comportement d’Andras, le coureur de jupon est un type de personnage qui m’insupporte au plus haut point et les histoires d’adultère m’énervent, même si certaines décrites ici sont « compréhensibles » (mari absent qui n’en à rien à faire de sa femme) d’autres sont à mon goût impardonnables. Question de principes je pense. Si au début du livre, malgré un goût prononcé pour la gente féminine dès son jeune âge, Andras manifeste du respect pour les femmes j’ai l’impression qu’au fur et à mesure de l’histoire ce respect s’amenuise. Trop sûr de lui, ce personnage m’a paru plutôt antipathique et m’a rappelé le personnage de Bel-Ami de Maupassant, George Duroy. Autre reproche, ce sont les indicateurs de temps et de lieu qui font curieusement défaut. Il m’est arrivé de passer d’un chapitre à l’autre sans comprendre où et quand se situait l’action, étais-ce une analepse ou la suite des évènements ? Après, c’est peut-être moi qui ne sais pas lire…

Les défauts cité ci-dessus ont pas mal entaché mon expérience. Éloge des femmes mûres semble diviser, tant dans ce que j’ai pu lire sur Internet tant dans mon entourage, ma copine ayant particulièrement apprécié le livre (merci à elle de me l’avoir fait découvrir d’ailleurs). Reste que c’est un bon roman qui se laisse facilement lire, du bon, du moins bon pour un résultat mitigé pour ma part. Au moins ça m’aura changé de mes lectures habituelles.

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